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Voyageons au Japon

Le 26 juillet 2026, l’UNESCO a inscrit les « Anciennes capitales d’Asuka et de Fujiwara » au patrimoine mondial, marquant ainsi une nouvelle étape pour le tourisme culturel au Japon. Cette reconnaissance internationale met en lumière non seulement un site archéologique exceptionnel, mais aussi une invitation à explorer l’une des régions les plus captivantes du pays : la péninsule de Kii. Entre montagnes sacrées, routes de pèlerinage ancestrales et traditions toujours bien vivantes, cette région emblématique du Japon déploie un héritage culturel de plus de 1 300 ans.

Asuka : le point de départ d’un voyage historique
L’inscription des « Anciennes capitales d’Asuka et de Fujiwara » au patrimoine mondial de l’UNESCO marque une étape majeure pour le patrimoine culturel japonais. Pour les voyageurs, c’est l’occasion de (re)découvrir la péninsule de Kii, où les premières capitales du Japon mènent naturellement vers des montagnes sacrées, des routes de pèlerinage ancestrales et des traditions toujours vivaces, qui façonnent encore le quotidien de ses habitants.
Un bond dans le temps : là où le Japon est né
Bien avant que Kyoto et Nara ne deviennent des capitales impériales, Asuka était le cœur politique et culturel du Japon. C’est ici que le bouddhisme s’est épanoui, que des réformes politiques majeures ont transformé la nation, et que les fondements de l’État japonais ont été posés.
En effet, le bien classé comprend 19 éléments constitutifs, incluant des vestiges de palais, des bureaux gouvernementaux, des temples bouddhistes et des tumuli. Ces sites illustrent l’introduction et la consolidation des éléments clés de la gouvernance centralisée, qui ont ensuite influencé les capitales ultérieures de Nara et Kyoto. Asuka (588–694) et Fujiwara (694–710) symbolisent ainsi une période charnière où le Japon a posé les fondations politiques, religieuses et culturelles de son identité nationale
À Asuka et Fujiwara, c’est aujourd’hui à pied ou à vélo que les voyageurs peuvent explorer ces nombreux sites classés, offrant un voyage immersif à travers les origines du Japon, dont notamment :
  • Les vestiges des palais et bureaux gouvernementaux d’Asuka et de Fujiwara, témoignages concrets de l’administration naissante du pays.
  • Le temple Asuka-dera, premier temple bouddhiste construit au Japon, symbole de l’introduction du bouddhisme dans l’archipel.
  • Les tumuli (ou kofun), comme le célèbre tumulus d’Ishibutai, une imposante tombe mégalithique en forme de trou de serrure, typique de l’architecture funéraire de l’époque.
  • Les ruines des temples et monastères qui illustrent l’influence du bouddhisme sur la vie politique et sociale.
  • Les sites archéologiques liés aux premières infrastructures urbaines, comme les routes et les systèmes hydrauliques, qui révèlent l’ingéniosité des premières capitales.
Ces lieux, disséminés dans un cadre rural préservé depuis près de 1300 ans, permettent de marcher littéralement dans les pas des premiers dirigeants et artisans du Japon.
Mais Asuka n’est pas qu’un musée à ciel ouvert : c’est un village vivant et paisible, où les rizières, les chemins de campagne et les cafés tenus par des familles locales invitent à une immersion authentique. Une occasion unique de découvrir le Japon autrement, loin de l’agitation des grandes villes.
La péninsule de Kii : un road-trip spirituel et culturel sans équivalent
L’inscription d’Asuka à l’UNESCO est l’occasion de (re)découvrir la péninsule de Kii, parfois éclipsée par des destinations plus connues. Pourtant, cette région est un concentré de ce que le Japon a de plus fascinant :
  • Yoshino : ses montagnes sacrées, ses temples historiques et ses célèbres paysages de cerisiers en fleurs attirent les pèlerins depuis des siècles.
  • Le mont Koya (Koyasan) : un lieu hors du temps, où l’on peut dormir dans un temple bouddhiste, participer aux prières du matin, et goûter à la cuisine végétarienne des moines (shōjin ryōri).
  • Les routes du Kumano Kodo : Des sentiers forestiers classés à l’UNESCO, des villages de montagne et des sanctuaires sacrés où chaque pas résonne avec ceux des pèlerins qui les ont empruntés depuis plus de 1 000 ans.
  • Le sanctuaire d’Ise Jingu : Le sanctuaire shinto le plus sacré du Japon, où les principaux sanctuaires sont reconstruits tous les 20 ans dans le cadre du Shikinen Sengu, symbole de la renaissance et de la pureté.
 Ensemble, ces destinations forment l’un des parcours culturels les plus riches du Japon, reliant les premières capitales du pays à des montagnes sacrées, des routes de pèlerinage, une gastronomie régionale et des traditions toujours bien vivantes aujourd’hui.
Séjourner à Asuka 
Asuka s’impose désormais comme une destination à part entière, bien au-delà d’une simple excursion à la journée. De nouvelles infrastructures (hébergements, expériences culinaires et attractions culturelles) encouragent maintenant les voyageurs à prolonger leur séjour et à découvrir le village à un rythme plus détendu.
  • BRANCHERA Ishibutai Terrace, ouvert en juillet 2025, propose un hébergement, un restaurant, un café et des services de vente à emporter à proximité du célèbre tumulus d’Ishibutai, offrant une base idéale pour explorer Asuka.
  • BRANCHERA VILLA ASUKA, une résidence traditionnelle japonaise magnifiquement restaurée, permet un séjour intimiste alliant charme historique et confort moderne.
  • Prévue à l’horizon 2027, l’ouverture du HOSHINOYA Asuka devrait renforcer encore l’attrait d’Asuka comme destination où les visiteurs pourront s’immerger dans l’histoire ancienne du Japon sur plusieurs jours.
Ces développements reflètent l’attractivité croissante d’Asuka, qui invite les voyageurs à rester plus longtemps pour découvrir non seulement son patrimoine archéologique, mais aussi sa culture culinaire, ses paysages ruraux et l’hospitalité chaleureuse de ses habitants.
« L’inscription des Anciennes capitales d’Asuka et de Fujiwara marque un nouveau chapitre important pour la péninsule de Kii. Si elle célèbre le lieu où s’est formé le premier État centralisé du Japon, elle invite aussi les voyageurs à poursuivre leur périple à travers certains des paysages culturels et spirituels les plus marquants du pays. De Yoshino au mont Koya, en passant par les routes de pèlerinage du Kumano Kodo et le sanctuaire d’Ise Jingu, la péninsule de Kii récompense ceux qui prennent le temps de rester plus longtemps, d’explorer plus profondément et de vivre les traditions vivantes et l’hospitalité chaleureuse de la région. »
Hiroyasu Takeda

Vice-président de l’Office du tourisme de la péninsule de Kii

 

Pour plus d’informations : https://visit-kii.com/fr/

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