
Producteur et scénariste des mythiques jeux vidéo Grand Theft Auto et Red Dead Redemption, Dan HOUSER se tourne désormais vers la bande dessinée pour raconter l’Amérique d’aujourd’hui.
EN LIBRAIRIE LE 4 SEPTEMBRE
Dans le bucolique Wyoming, Verone est une petite ville « où il fait bon vivre », si l’on en croit sa devise fièrement brandie. Dans une zone pavillonnaire où le beige le dispute à l’ennui, American Caper gratte le vernis de cette carte postale passablement cornée à travers la vie de deux familles voisines : les Charmers et les Hamilton.
Diplômé en droit, William Hamilton a dû remiser ses rêves de défense de la veuve et de l’orphelin pour rembourser ses dettes. Il a donc rejoint un cabinet d’avocat au service des puissants. Sa femme a sombré dans les marais du complotisme, ne levant les yeux de son écran que pour cracher à son mari toute sa haine et son mépris. Quant à ses enfants, pris dans le courant d’une société fracturée et psychotiques, ils ne le calculent même pas.
Il reste deux plaisirs à Wiliam dans la vie : s’adonner (avec culpabilité) aux jeux d’argent, et reluquer (avec culpabilité aussi) sa voisine, Eliza Charmers.
Orson et Eliza Charmers ont 6 enfants qu’ils élèvent dans la foi mormone. Une belle famille, une grande maison, trois voitures, un chalet, des entrées dans les clubs privés les plus en vue du coin, tout semble sourire à Orson Charmers, zélé et reconnaissant serviteur de son Seigneur. Il travaille pour Aaron Olds, l’un des principaux promoteurs immobiliers du Wyoming. Grâce à lui, Orson peut faire pénitence et servir son Dieu à la hauteur des bienfait qu’Il lui a accordés.
Le jour où une camionnette pleine de migrants clandestins vient s’encastrer dans la clôture des résidences Hamilton et Charmers, c’est tout l’édifice dysfonctionnel et vérolé de leur art de vivre qui vacille – au risque d’en révéler l’infinie noirceur.
Après près de 30 ans à la tête des studios Rockstar Games, Dan HOUSER s’offre un nouveau départ en 2021 lorsqu’il fonde la société Absurd Ventures, spécialisée dans le développement d’univers narratifs originaux. Dès lors, de nouveaux terrains de jeu s’ouvrent à lui (cinéma, animation, romans, podcast…), dont la bande dessinée, pour laquelle il nourrit une passion depuis l’adolescence.
Pour ce premier projet, il s’entoure de collaborateurs de talent, parmi lesquels LAZLOW, avec qui il avait déjà travaillé sur Grand Theft Auto, et David LAPHAM (récompensé aux Eisner Awards pour Stray Bullets).
Fidèle au registre très direct qu’il affectionne, Dan HOUSER propose, avec AMERICAN CAPER, une nouvelle satire de la société américaine. Pour illustrer son propos, le scénariste puise dans son réservoir, à première vue inépuisable, de personnages médiocres et excessifs pris dans les rets d’une intrigue à la croisé de la chronique familiale, du thriller et de la satire sociale – et brosse le tableau sans concessions d’une société devenue toxique et pas gênée de l’être. Des affairistes véreux du Wyoming aux champs de bataille politiques fumeux de Floride en passant par les marécages sans issue des réseaux, une chose est sûre : si ça merde, c’est que c’est la faute de quelqu’un d’autre !
Des affairistes véreux du Wyoming aux champs de bataille politiques fumeux de Floride en passant par les marécages sans issue des réseaux, une chose est sûre : si ça merde, c’est que c’est la faute de quelqu’un d’autre !

