Le Prix du Livre Nohée 2026 dévoile les 3 livres finalistes

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Le Prix du Livre Nohée 2026 : les lecteurs du Club de Lecture ont voté pour leurs trois finalistes

Après six mois de lecture et d’échanges au sein du Club de Lecture des résidences seniors Nohée, les participants ont désigné les trois finalistes de cette 7e édition, les voici :

• On l’appelait Bennie Diamond, de Michaël Dichter (Les Léonides, janvier 2026) ;
• Loin du Mékong, de Louis Raymond (Calmann-Lévy, janvier 2026) ;
• L’enfant à la tête baissée, d’Alexis Salatko (Denoël, août 2025).

Depuis 2020, le Prix du Livre Nohée poursuit une double ambition : encourager la lecture auprès des seniors et célébrer les valeurs de la famille et de la transmission. Doté de 5 000 euros, le prix récompense chaque année un roman ou un récit en langue française qui raconte ce qui nous relie à ceux qui nous ont précédés : les héritages, les secrets, les souvenirs, les racines et les liens qui traversent les générations.

Porté par le Club de Lecture Nohée, présent dans 39 résidences seniors en France, ce prix donne chaque année la parole aux résidents avant la délibération du jury final. À travers ce club, déployé dans ses résidences en partenariat avec la librairie Mollat, Nohée propose six coffrets thématiques par an, destinés à nourrir les échanges, la curiosité et le plaisir de lire.

Le classement repose sur les votes recueillis auprès des lecteurs du Club de Lecture Nohée. Chaque participant attribue une note globale aux ouvrages et les évalue selon plusieurs critères, parmi lesquels l’émotion, l’originalité et la qualité d’écriture. Une nouvelle étape s’ouvre désormais avant la délibération du jury.

Le lauréat sera désigné en octobre 2026 par un jury de six personnalités, présidé par la comédienne Brigitte Fossey, aux côtés de Francesca Mantovani (photographe), Élodie Fondacci (journaliste et animatrice sur Radio Classique), Pascale Senk (journaliste, auteure et animatrice d’ateliers d’écriture de haïkus), Éric Bouhier (médecin, écrivain et auteur du Dictionnaire amoureux de San-Antonio) et Philippe Grimbert (écrivain et psychanalyste).

Michaël Dichter, On l’appelait Bennie Diamond

Les Léonides, janvier 2026

Anvers, années 1970. Le jeune Bennie Goodman préfère les ruelles du quartier des diamantaires aux bancs de la synagogue. Fasciné par les pierres précieuses et l’univers du négoce, il rêve de suivre les traces de son grand-père Yéhuda, qui a fait fortune dans le diamant avant de rompre avec sa famille.

Des ateliers de taille aux salles de marché de la Bourse d’Anvers, Bennie va tenter de se faire un nom dans un monde où les héritages comptent parfois davantage que le talent. À travers ce roman d’apprentissage ambitieux, Michaël Dichter explore les thèmes de la transmission, de la réussite sociale, de l’identité et du poids des origines.

Louis Raymond, Loin du Mékong

Calmann-Lévy, janvier 2026

Un jeune Français part à la recherche de la tombe de sa grand-mère dans un village du delta du Mékong. Un siècle plus tôt, une jeune Vietnamienne enceinte quittait sa belle-famille pour retrouver son mari parti travailler dans une plantation au Cambodge.

Alexis Salatko, L’enfant à la tête baissée

Denoël, août 2025

Victime d’un trouble rare qui l’empêche de manger devant les autres, Alio grandit dans le sentiment d’être différent. Fragile, moqué par ses camarades, il trouve refuge dans les livres que sa mère lui met entre les mains. Peu à peu, la lecture devient pour lui une manière d’habiter le monde.

Dans ce récit largement inspiré de son parcours, Alexis Salatko livre un texte bouleversant sur l’enfance, la différence, la résilience et le pouvoir réparateur de la littérature. Un roman profondément humain qui a particulièrement touché les lecteurs du Prix du Livre Nohée.

Un engagement en faveur de la lecture tout au long de l’année 

Le Prix du Livre Nohée s’inscrit dans une démarche plus large de promotion de la lecture auprès des seniors. Cet engagement se traduit également par la participation de Nohée, depuis deux ans, aux Nuits de la Lecture, avec l’organisation d’un événement dédié dans l’une de ses résidences, ainsi que par des initiatives favorisant le dialogue entre les générations. Parmi elles figurent notamment des rencontres organisées avec Les petits champions de la Lecture ou encore des ateliers d’écriture collective autour du pouvoir des mots et de la transmission des histoires.

Qui sont les lecteurs du Club de Lecture Nohée ?

Un recueil d’impressions de lecture, mené auprès des résidents du Club de Lecture Nohée révèle un portrait saisissant : ces lecteurs lisent presque tous, chaque jour. Majoritairement des femmes, entre 75 et 90 ans — certaines ont même plus de 90 ans. Elles lisent pour s’évader, stimuler leur mémoire, rompre la solitude. Et quand on leur demande quel souvenir de lecture leur vient spontanément à l’esprit, elles citent Proust, Hugo, Dumas, Jules Verne, Agatha Christie, Molière, Prévert. Des lectrices assurément exigeantes, fidèles, passionnées — ce sont elles qui ont choisi avec enthousiasme les trois finalistes du Prix du Livre Nohée 2026.

Entre ces deux destins séparés par le temps se dessine une histoire familiale que les générations n’ont pas su transmettre.

À mi-chemin entre l’enquête intime et la grande saga romanesque, Loin du Mékong fait revivre une page méconnue de l’histoire de l’ex-Indochine tout en proposant une réflexion sensible sur la mémoire, le métissage et les racines.

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